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Débit du filtre Nano : pourquoi filtre-t-il beaucoup plus vite ?

Débit du filtre Nano : pourquoi filtre-t-il beaucoup plus vite ? - Nano Filter

Le filtre Nano atteint un débit moyen de 0,3 litre par minute, soit 18 litres d’eau filtrée par heure. Cette vitesse, très supérieure à celle de nombreux filtres à gravité conventionnels, soulève une question légitime : si l’eau traverse la cartouche aussi rapidement, a-t-elle vraiment le temps d’être correctement filtrée ?

La réponse est oui. Le filtre Nano ne filtre pas plus vite parce qu’il retient moins de contaminants. Il filtre plus vite parce que son architecture dissocie deux fonctions habituellement confondues : la circulation de l’eau et la capture des polluants.

La réponse courte

Le débit élevé du filtre Nano repose sur un média fibreux extrêmement hydrophile. L’eau circule dans les espaces ouverts entre les fibres, avec une faible résistance. Les contaminants sont capturés par des micropores d’environ 2 nanomètres, répartis sur une surface d’adsorption 10 à 15 fois supérieure à celle du charbon actif granulé ou en bloc.

L’eau ne traverse donc pas les micropores de 2 nm. Elle circule à côté d’eux, tandis que les contaminants quittent le flux pour venir s’y fixer.

C’est cette séparation entre les voies de circulation et les sites de capture qui permet de concilier un débit de 18 L/h avec une filtration performante.

Quel est le débit du filtre Nano ?

Le débit moyen de la cartouche Nano est de :

  • 0,3 litre par minute ;
  • 18 litres par heure ;
  • environ 30 minutes pour filtrer 9 litres, sur la base du débit moyen.

Le débit instantané peut varier selon la hauteur d’eau dans le réservoir, sa température et les conditions d’utilisation. La valeur de 0,3 L/min correspond donc à une moyenne de filtration, et non à une vitesse strictement constante à chaque seconde.

À titre de comparaison, de nombreuses cartouches gravitaires conventionnelles filtrent environ 1 à 2 litres par heure. Selon le système auquel on la compare, la cartouche Nano peut donc filtrer le même volume d’eau jusqu'à 18 fois plus rapidement.

La différence se voit dès les premières minutes

Dans cette comparaison filmée, le filtre Nano et un filtre à gravité conventionnel fonctionnent côte à côte. À durée égale, le volume d’eau déjà filtré par Nano est nettement supérieur.

Comparaison filmée dans une cuve en verre de démonstration : Nano face à un filtre à gravité de marque générique. Séquence accélérée ×32 pour visualiser la progression ; ×32 désigne la vitesse de lecture, pas le facteur de performance.

Filtrer plus vite signifie-t-il filtrer moins bien ?

Non. Le débit ne permet pas, à lui seul, de déterminer l’efficacité d’un filtre.

Si deux cartouches étaient fabriquées avec exactement le même matériau, la même surface et la même architecture, ralentir l’eau augmenterait effectivement son temps de contact. Mais ce raisonnement ne fonctionne plus lorsque les technologies sont différentes.

L’efficacité d’un média adsorbant dépend notamment de quatre facteurs :

  1. la quantité de surface active disponible ;
  2. l’accessibilité de cette surface ;
  3. la distance que les contaminants doivent parcourir pour l’atteindre ;
  4. la nature des mécanismes de capture présents sur cette surface.

Le filtre Nano agit simultanément sur ces quatre paramètres. Sa vitesse ne doit donc pas être comparée isolément au temps de contact d’un charbon actif conventionnel.

Pourquoi les filtres à gravité sont-ils souvent lents ?

Dans un filtre à gravité conventionnel, l’eau rencontre généralement une céramique très fine, un bloc de charbon compact ou un lit de charbon granulé.

Ces architectures peuvent ralentir la filtration de deux façons.

Premièrement, les passages empruntés par l’eau sont étroits ou fortement comprimés. Comme la gravité fournit peu de pression, la moindre résistance interne réduit fortement le débit.

Deuxièmement, une grande partie de la surface d’adsorption du charbon se trouve à l’intérieur des grains ou du bloc. Les contaminants doivent pénétrer profondément dans le matériau avant d’atteindre certains sites actifs.

Le débit est alors volontairement limité pour laisser davantage de temps aux molécules. Malgré cela, une partie de la surface interne peut rester difficilement accessible.

Nano utilise une architecture différente.

L’innovation : séparer le débit de la capture

La cartouche Nano associe un réseau de circulation ouvert à une porosité d’adsorption nanométrique.

Imaginez un réseau de routes dont les parois seraient recouvertes de millions de cavités capables de capturer les contaminants. Les routes permettent à l’eau d’avancer rapidement. Les cavités assurent la filtration.

Dans la cartouche, les espaces entre les fibres jouent le rôle des voies de circulation. Les micropores de 2 nm fournissent les sites de capture.

Cette architecture permet d’augmenter le débit sans agrandir les pores responsables de l’adsorption.

Média filtrant Nano observé au microscope électronique, avec réseau fibreux, voies de circulation ouvertes et particules actives.
Vue au microscope électronique à balayage, grossissement ×100. Le réseau de fibres forme des voies de circulation ouvertes tout en maintenant les particules de média actif au contact de l’eau.

Une hydrophilie qui met toute la cartouche au travail

L’hydrophilie désigne l’affinité d’un matériau avec l’eau. Plus un média est hydrophile, plus l’eau peut le mouiller et s’y répartir facilement.

Le média Nano a été spécifiquement développé pour fonctionner sans pression mécanique. Son très faible angle de contact avec l’eau favorise une diffusion rapide dans l’ensemble du réseau fibreux.

Cette propriété produit trois effets importants :

  • l’air est rapidement chassé du média ;
  • l’eau se répartit dans toutes les directions ;
  • une plus grande partie de la surface filtrante participe simultanément à la filtration.

Dans une structure moins hydrophile, l’eau peut avoir tendance à emprunter les zones les plus faciles d’accès. Certaines parties du média sont alors davantage sollicitées que d’autres.

Dans la cartouche Nano, le mouillage homogène permet d’exploiter toute l’architecture. Le débit ne repose pas sur quelques chemins privilégiés, mais sur un réseau complet de voies hydrauliques.

70 % de micropores calibrés autour de 2 nm

Les espaces entre les fibres expliquent la vitesse de circulation. Les micropores expliquent la capacité d’adsorption.

Environ 70 % de la porosité du média filtrant Nano est constituée de micropores calibrés autour de 2 nanomètres. Un nanomètre correspond à un millionième de millimètre.

Ces micropores ne fonctionnent pas comme les trous d’une passoire. Ils forment une immense surface interne sur laquelle les molécules peuvent se fixer par adsorption.

Cette dimension est particulièrement adaptée à la capture de nombreuses molécules présentes dans l’eau, notamment des PFAS, des pesticides, des résidus pharmaceutiques et certains sous-produits de désinfection.

Pour aller plus loin, découvrez pourquoi les PFAS courts sont les plus difficiles à filtrer et ce que les essais Nano montrent, molécule par molécule.

Il est donc essentiel de distinguer :

  • les espaces entre les fibres, qui transportent l’eau ;
  • les micropores de 2 nm, qui adsorbent les contaminants.

Il faut donc bien distinguer ces deux échelles : l’eau ne traverse pas directement des milliards de pores de 2 nm. Avec la seule force de la gravité, ce trajet ne permettrait pas d’atteindre un débit de 18 L/h. Dans Nano, les micropores bordent les voies de circulation et capturent les contaminants ; ils ne constituent pas la voie principale de passage de l’eau.

Images au microscope électronique de la structure fibreuse et de la surface poreuse du média filtrant Nano aux grossissements ×500 et ×2000.

Une surface d’adsorption 10 à 15 fois supérieure

Le média Nano offre une surface d’adsorption 10 à 15 fois supérieure à celle d’un charbon actif utilisé sous forme de granulés ou de bloc.

Cette différence change complètement la relation entre vitesse et efficacité.

Dans un grain de charbon conventionnel, une molécule doit d’abord atteindre le grain, pénétrer dans sa structure puis diffuser jusqu’à un site disponible. Plus le trajet est long, plus la capture demande du temps.

Dans le média fibreux Nano, les sites d’adsorption sont distribués au plus près de l’eau en circulation. La distance de diffusion est beaucoup plus courte et le nombre de sites accessibles beaucoup plus élevé.

Même pendant un passage rapide, chaque litre d’eau est donc exposé à une quantité considérable de surface active.

Le véritable indicateur n’est pas uniquement le nombre de secondes passées dans la cartouche. C’est la surface active réellement accessible pendant ces secondes.

Un mélange homogène plutôt que des couches compactes

Le média de la cartouche est produit par couchage humide, un procédé appelé“wet laying”.

Les fibres fonctionnalisées, l’adsorbant nanoporeux et les autres composants sont mélangés dans l’eau, formés en rouleau puis séchés. Cette méthode permet de répartir les différentes fonctions dans toute l’épaisseur du média.

L’eau ne doit donc pas franchir successivement plusieurs blocs compacts. Elle rencontre en permanence les matériaux actifs pendant son parcours.

Cette distribution réduit les distances de transfert et évite de concentrer toute la filtration sur une seule couche.

Une action antimicrobienne sans bloquer l’eau

Les filtres conventionnels utilisent souvent une barrière physique très fine pour retenir les micro-organismes. Plus cette barrière est serrée, plus elle oppose de résistance au passage de l’eau.

Nano ajoute un second mécanisme : une surface antimicrobienne active.

La technologie brevetée repose sur des nanoclusters métalliques déposés sur un support fibreux par pulvérisation plasma. Ces clusters associent notamment le titane à différents métaux et sont disposés sous forme d’îlots sur la surface.

Leur activité redox favorise la formation d’espèces réactives de l’oxygène au contact du média, sans alimentation électrique externe. Ces espèces endommagent les membranes, les protéines et le matériel génétique des micro-organismes.

La réduction microbiologique ne dépend donc pas uniquement d’une ouverture suffisamment étroite pour bloquer physiquement chaque bactérie. Elle associe filtration physique et action de surface.

Que se passe-t-il lorsqu’une goutte entre dans Nano ?

Le fonctionnement peut être résumé en quatre étapes.

1. Le média attire l’eau

Grâce à sa forte hydrophilie, le réseau fibreux se mouille rapidement et l’eau se répartit dans la cartouche.

2. L’eau circule entre les fibres

Les espaces ouverts du réseau offrent une faible résistance hydraulique. C’est ce qui permet d’atteindre un débit moyen de 0,3 L/min sans pompe ni électricité.

3. Les contaminants atteignent les surfaces actives

Les distances étant très courtes, les molécules dissoutes passent rapidement des voies de circulation aux micropores d’adsorption.

4. Plusieurs mécanismes agissent simultanément

Selon leur nature, les contaminants sont retenus par adsorption, liaison avec les surfaces minérales, filtration physique ou action antimicrobienne.

Le débit et la filtration ne reposent donc pas sur le même type de pores. C’est précisément ce qui permet de les optimiser simultanément.

Un débit élevé, des performances mesurées

Le mécanisme explique comment Nano peut filtrer rapidement. Les analyses en laboratoire montrent ce que cette architecture permet de retirer de l’eau.

La cartouche a été testée sur différentes familles de contaminants, avec des mesures réalisées au démarrage et, pour les principales familles, après 5 000 litres filtrés.

Performances de filtration mesurées par famille de contaminants
Famille testée Réduction mesurée
PFAS à chaîne courte, ultra-courte et longue > 96 % à >99 %
Métaux lourds 97,22 % à > 99,86 %
Pesticides 95,00 % à > 97,87 %
Résidus pharmaceutiques > 99 %
Micro-organismes > 99,99 %
Chlore et chloroforme > 99,5 %

Ces essais ont été réalisés sur de l’eau enrichie en contaminants, avec une mesure avant et après filtration.

Les résultats détaillés, les concentrations et les méthodes analytiques sont disponibles sur la page Tests et certifications du filtre Nano.

Sources : SGS, rapports NBF24-0013449-01 et NBF25-0023352-02. Rapport analytique 424-1241/A, laboratoire suisse indépendant accrédité ISO 17025.

Pourquoi la lenteur n’est-elle pas une preuve d’efficacité ?

Un filtre lent peut être performant. Mais il peut aussi être lent parce que son média est très dense, que sa surface utile est limitée ou que sa résistance hydraulique est importante.

Inversement, un filtre rapide peut être performant si son architecture expose davantage de sites actifs et accélère le transfert des contaminants vers ces sites.

La vitesse décrit la manière dont l’eau traverse un filtre. Les analyses indiquent ce que le filtre retire réellement.

Dans le cas de Nano, le débit élevé et les résultats de filtration ont la même origine : une surface active beaucoup plus grande et beaucoup plus accessible.

Ce qu’il faut retenir

Le filtre Nano atteint un débit moyen de 18 L/h grâce à la combinaison de quatre caractéristiques :

  • un média fibreux extrêmement hydrophile ;
  • des voies de circulation ouvertes entre les fibres ;
  • 70 % de micropores calibrés autour de 2 nm ;
  • une surface d’adsorption 10 à 15 fois supérieure au charbon actif granulé ou en bloc.

La technologie antimicrobienne brevetée ajoute une action active contre les micro-organismes, sans obliger la cartouche à dépendre uniquement d’une barrière hydraulique extrêmement serrée.

Nano ne choisit donc pas entre rapidité et efficacité. Son architecture permet à l’eau de circuler rapidement tout en multipliant les occasions de capturer les contaminants.

Questions fréquentes sur le débit du filtre Nano

Quel est le débit du filtre Nano ?

Le débit moyen du filtre Nano est de 0,3 litre par minute, soit 18 litres par heure.

Combien de temps faut-il pour filtrer 9 litres ?

Sur la base du débit moyen de 0,3 L/min, la filtration de 9 litres prend environ 30 minutes. Le temps exact peut varier selon la hauteur d’eau, sa température et les conditions d’utilisation.

Un filtre qui coule vite filtre-t-il moins bien ?

Non. La vitesse ne suffit pas à déterminer l’efficacité. Celle-ci dépend de la surface active, de son accessibilité, de la structure du média et des mécanismes de capture.

L’eau traverse-t-elle des pores de 2 nm ?

Pas directement. L’eau circule principalement dans les espaces ouverts entre les fibres. Les micropores de 2 nm se trouvent sur les surfaces bordant ces voies et servent à adsorber les contaminants.

Pourquoi Nano est-il plus rapide qu’un filtre conventionnel ?

Son média très hydrophile se mouille entièrement et son réseau fibreux oppose peu de résistance à l’eau. Toute la surface filtrante est utilisée, tandis que les sites d’adsorption restent immédiatement accessibles.

Comment Nano peut-il adsorber suffisamment avec un passage rapide ?

Sa surface d’adsorption est 10 à 15 fois supérieure à celle du charbon actif granulé ou en bloc. Les contaminants disposent donc de beaucoup plus de sites accessibles, avec des distances de diffusion plus courtes.

Le débit élevé est-il obtenu avec une pompe ?

Non. Nano fonctionne uniquement par gravité. Il ne nécessite ni pompe, ni raccordement au réseau, ni alimentation électrique.

Les performances ont-elles été testées dans le temps ?

Oui. Plusieurs familles de contaminants ont été mesurées au démarrage puis après 5 000 litres, soit au-delà de la durée de vie garantie de 4 000 litres.

Pour découvrir l’ensemble du système, consultez le filtre à gravité Nano 9 L.

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